Circuit 1 - Le Faît des Marnes
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parcours

Ce parcours au départ de Savigny en Sancerre va vous conduire sur le Fait des Marnes avec des panoramas sur le Pays-Fort, le Sancerrois et la Vallée de la Loire jusqu'au Morvan. Les chemins creux surviennent dès la sortie du bourg puis se succèdent des allées sous les bois et au bord de prairies jusqu'à Beaufou. Là vous emprunterez un chemin bordé de haies jusqu'au village d'Assigny.

À la sortie du village un chemin suivi d'une trace cavalière monte au sommet. Une pause à la table d'orientation s'impose. La descente s'effectue plein-est via de charmants hameaux : les Berruées d'en haut suivi des Berruées d'en bas, Bissiols d'en bas et Bissiols d'en haut! La Foltière et Feulard avec ses fermes productrices du Chavignol. Un parcours d'initiation pour tous niveaux.

The characteristics of the route.
Savigny-en-Sancerre (18)
  • Distance 15.8 km
  • Elevation gain 320 m
  • Elevation lost 320 m
  • Min. elevation 213 m
  • Max. elevation. 354 m
  • Duration (depending on pace) 1h30 à 3h
  • Marking Trail blue n°1

Histoire du Fait des Marnes :

Le 6 février 1945, Lucky Lady III, un bombardier B.17 de l’US Air Force, atterrissait en catastrophe sur la colline des Marnes d’Assigny au retour d’une mission de bombardement de la gare de triage de Chem-nitz (Allemagne). Si la mission se déroula sans encombre jusqu’au largage des bombes, le retour fut nette-ment plus difficile. Alors que l’escadrille survole Francfort, la Flak (DCA allemande) se déchaîne. Plusieurs appareils sont touchés, notamment Lucky Lady III qui voit un de ces moteurs et une partie de son système électrique mis hors service.

A cela s’ajoutent de nombreuses autres avaries mécaniques qui contraignent le pilote et le copilote à essayer de rejoindre la base de secours située à Bruxelles. Peu à peu, la Forteresse Vo-lante lâche la formation et sa relative sécurité. Au fur et à mesure que les minutes s’égrainent, l’équipage doit alors se rendre à l’évidence: le bombardier, seul et désormais vulnérable face aux chasseurs allemands, est totalement égaré...

Après avoir volé un bon moment dans une direction qui semble correspondre à celle de l’aérodrome belge, les deux pilotes, en désespoir de cause, décident d’avoir un contact visuel avec le sol... La forteresse plonge dans l’épaisseur des nuages pour ressortir brutalement sous une chape de plomb, à moins de 500 pieds d’altitude: aucune piste n’est en vue si ce n’est quelques fermes isolées qui défilent sous le nez du bombardier maintenant en perdition... Le niveau de carburant devenant également critique, les deux pilotes sont alors contraints à un atterrissage forcé, non sans avoir préalablement allégé au maximum l’appareil.

Cet atterris-sage est à haut risque: 16 tonnes et plus de 30 m d’envergure à maîtriser et à poser sur le ventre... Et si le pilote a déjà réussi cette manœuvre avec succès il y a tout juste un mois, il sait aussi parfaitement que bon nombre de B.17 se désintègrent ou prennent feu après quelques secondes seulement de contact avec la terre ferme... Apparait alors un champ dépourvu de haies et suffisamment plat qui pourrait convenir. Après avoir effectué un premier passage, Lucky Lady effectue un large cercle et se met dans l’axe: dans un vacarme épouvantable, l’appareil touche rudement le sol heureusement détrempé et entame une longue glissade sur la boue.

Au terme de quelques secondes interminables, l’énorme appareil s’immobilise enfin, hélices tordues.Les 9 membres d’équipage sont miraculeusement sains et saufs. Ils décident de sortir de l’avion qui pa-raît pourtant intact malgré la rudesse de l’impact, ne sachant aucunement où ils se trouvent: en Belgique ou en territoire hostile? Ce qui est certain, c’est qu’ils sont prêts à combattre car on raconte que des équipages de bombardiers alliés crashés ont été massacrés par des civils allemands... Un groupe d’hommes approche en courant... Ils parlent Français... Ils sont en France!

Les aviateurs sont conduits par les habitants vers le village le plus proche, Assigny, où ils vont pouvoir prendre contact avec la base aérienne d’Orléans. Les officiers seront ensuite invités à un mariage, les autres membres retourneront auprès de la Forteresse à l’intérieur de laquelle ils dormiront une ou deux nuits. Ce fut le cas de William Roche, mitrailleur latéral... Ce dernier reviendra sur les lieux du crash au printemps 1998. Une cérémonie émouvante avait alors eu lieu à Assigny devant une foule nombreuse rassemblant naturellement une partie des témoins de l’époque.

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